Déjà fini

•15 décembre 2010 • Laisser un commentaire

Et oui je sais j’ai raté ma dernière entrée, c’est pas si grave en fait. Je voulais juste partager une dernière petite vidéo qui montre à quel point nous sommes courageux et supérieur aux français. (Enfin, façon de présenter la chose). Les balises semble pas prendre cette vidéo alors je met un lien.

Lien direct

Il nous reste toujours le sport (Entrée 9)

•30 novembre 2010 • Laisser un commentaire

Nous avions vu en cours un penseur qui déplorait, entre autres choses, la disparition des projets unificateurs. Il avait utilisé un terme de ce genre. Cependant, je considère que la règle suivante s’applique aux groupes d’êtres humains: S’il y a un besoin, le besoin sera comblé d’une façon ou d’une autre. De ce fait, à l’idée de déplorer la disparition de projets unificateurs, je devais considérer que ce n’était pas un vrai besoin de la société, ou que ce besoin était comblé d’une façon alternative.

Jusqu’à hier, j’avais laissé la question en suspend dans les tréfonds de mon esprit, la télévision et autres choses ne me semblaient pas suffire pour constituer une alternative plausible. Puis la réponse ma éclaté au visage quand j’ai vu la Coupe Grey. On a gagné w00t! Bref, on ne participe plus personnellement dans ce genre de projets unificateurs, on les supportes sans vraiment complétement y participer. Les sportifs vivent ces projets unificateurs (comme gagné une coupe) par procuration à la place des supporters devant la télévision ou bien dans l’aréna ou le stade. Les tournois ne deviennent plus que du sport, ils deviennent l’occasion pour la population de s’unir pour montrer qui sont les meilleurs. Tout le monde ne peut pas participer à l’évènement principal, mais plus ils supportent une équipe, plus ils ont l’impression d’avoir fait leurs parts et s’affirment dans un groupe (Et ils ont en partie raison, si le supporteur ne peut pas faire une passe, ses encouragements aident le moral de l’équipe qu’il supporte, ce qui est déjà faire sa part). Tout cela va jusqu’au point où des émeutes peuvent éclater et des bagarres entre supporteurs dans certains cas.

Ainsi, l’absence de projet unificateur pour la population n’est plus un problème, nous avons encore le sport pour nous sustenter en attendant le prochain.

Diriger le troupeau hein? (Entrée 8)

•23 novembre 2010 • Laisser un commentaire

Je ne peux que sentir les affres de la révolte en lisant notre extrait de Médias, propagande et démocratie. J’avais déjà conscience du problème mais sans vraiment avoir le temps d’aller faire de la recherche sur le sujet. Toutes ces histoires formes un pan complet de l’énorme montagne que sont les choses à apprendre sur les médias actuels. Je ne suis pas neutre, je préviens tout de suite. Le système politique et le système économique vont de pair de nos jours, l’un finance l’autre, je parlerai donc des deux comme d’une seule chose.

Que la propagande soit utilisé par certaines personnes pour diriger l’opinion publique, soit. Mais que certaines personnes pensent que c’est une bonne façon d’organiser une démocratie et qu’il est nécessaire de diriger le troupeau dérouté, j’ai de forts doutes. En fait, si ces personnes peuvent croire qu’il est leur devoir de diriger la masse, ils leur faut un égo démesuré. Vous avez déjà vu un parfait idiot dire qu’il est stupide? S’il le fait, il est déjà moins idiot. Même un gars avec un excellent QI sachant qu’il peut faire d’énormes conneries est plus malin que celui qui se croit plus malin que les autres. Ce qui est vraiment terrible, c’est que n’importe qui héritant d’une compagnie ne réalise pas vraiment qu’il occupe la place qui pourrait être occupé par des millions d’êtres humains qui feraient aussi bien voir mieux que lui le travail. Tous préfère gonfler leurs égos et prétendre que les positions dirigeantes leurs reviennent de droit, que c’est une position qu’ils occupent naturellement.

J’ai un jour essayé un jeu du nom de Fractal (fract.org). J’y ai découvert un monde avec des structures sociales reproduisant presque exactement les structures sociales réelles. C’est simple, dans le jeu, tous les personnages doivent coopérer entre eux ou mourir. La mort est définitive et les personnages ont des besoins quotidiens auxquels ils peuvent difficilement subvenir seul. Même s’ils y arrivent complètement seul, un groupe risque de prendre le personnage pour cible et de le tuer. Il n’y a aucun but dans le jeu (comme dans la vrai vie), pas de niveaux, seulement des caractéristiques montants avec une extrême lenteur lorsqu’elles sont utilisées, et des communautés qui construisent lentement de nouveaux bâtiments à la sueur des personnages. Ce qui remplace le divertissement que l’on connait dans la vrai vie c’est le role play.

Où je veux en venir? C’est bien simple, dans un monde où presque tous les éléments sociaux réels apparaissent, j’ai pu admirer une mini-simulation du monde, imparfaite bien sûr, mais intéressante. J’ai vu comment les gens se regroupaient devant des chefs d’une manière parfaitement naturelle selon deux critères: le charisme, et les connaissances. Le savoir c’est le pouvoir. Pour diriger les gens, ils faut en savoir plus qu’eux pour qu’ils doivent faire ce qu’on leur dit. Ce savoir vient d’un mentor ou de contacts extérieurs, généralement, une bonne liste de contacts pour savoir ce qui se passe réellement partout sur la carte est tout ce qui est nécessaire pour diriger. Il s’agit presque d’une sciensacratie (diriger par le savoir). De même dans le monde réel, le travail du chef est de savoir tout ce qui se passe dans la compagnie et à l’extérieur, et comme il est le chef, toute l’information passe par lui et lui confère son pouvoir. Même en bas de l’échelle, dire à quelqu’un d’important que tu veux discuter est suffisant pour te mener loin, surtout si tu es informé. Aucune surprise alors quand l’on voit que pour augmenter le pouvoir des puissants, on diminue le pouvoir de la masse en brisant les contacts et en fournissant des informations douteuses. La propagande n’est que l’étape suivante dans la prise des pouvoirs de la masse par les puissants. Je vous surprends si je parle d’école où on vous apprend à bien diriger une entreprise pour les possibles hérités des multinationales? Rebienvenu à l’époque des rois et de la monarchie!

Au fond, la démocratie devient creuse et vide de sens de nos jours, car le but de la classe dirigeante semble être d’enlever tout pouvoir à la masse, ce qui nous dirige à terme vers; le totalitarisme par la propagande. L’aspect économique obtenant au moins autant sinon plus de pouvoir que le système politique qui devient de plus en plus une mascarade. (Voyez tous les politiciens qui sont aussi homme d’affaire avant ou après la carrière politique, ou les financement de partis par les compagnies de manières détournées). Je décrierais finalement notre régime politique actuel comme étant une mercancratie. Pouvoir à ceux qui possèdent les moyens financiers et qui n’ont pas peur de dépenser pour influencer la populace maintenant qu’ils savent comment faire.

Ainsi pour conclure, le petit plus qu’ont les dirigeants de ce monde sur tous les autres membres du troupeau, c’est qu’ils sont réellement informés et savent comment s’y prendre pour se placer à la tête des grosses entreprises. Très pratique dans une mercancratie camouflée par notre chère démocratie. Ce qui revient à dire que oui ils occupent la place de dirigeant pour une raison, mais qu’elle ne veut pas dire qu’ils la méritent ou sont compétents dans ce rôle.

Ma vie en premium: version premium (Entrée 7)

•15 novembre 2010 • 2 commentaires

Regardant les entrées de cette semaine avant d’écrire ma propre entrée, j’ai été attiré par celle de Geek-communication, Ma vie en premium…

Réflexion intéressante, mais qui ne va pas jusqu’au bout. J’ai personnellement suivi l’essor des services premiums durant les dernières années. À l’origine on trouvait presque exclusivement des services payants et des services gratuits. L’un se finançant par ses clients, l’autre par la publicité, puis un jour les services gratuits se sont rendu compte qu’ils pouvaient faire payer pour enlever la publicité à ceux que sa embêtait, parfois plus chère que les sites payant sans publicité et plus efficace. Après, tout un tas d’autres possibilités sont apparu graduellement puisque, si on offre déjà ce petit avantage, pourquoi ne pas offrir celui-là aussi, puis celui-ci? Un cercle vicieux qui grandit encore aujourd’hui est apparu.

Mais d’où vient cette force des premiums? C’est d’un côté parce qu’un site à premiums joue sur les deux plans, gratuit et payant, lui apportant plus de popularité que les sites plus classiques. Une popularité qui lui amène aussi plus d’argent, argent qu’il investit pour attirer plus de gens et multiplier les premiums alléchants pour faire toujours plus d’argent. Les premiers sites premiums ont fait beaucoup d’erreurs, comme les comptes premiums à vie. Une fois la plupart des membres avec service à vie, combien d’argent reste-t-il à faire? Les services deviennent des boulets à maintenir. La dégradation intentionnel de la qualité n’est pas nouvelles, mais on s’aperçoit qu’elle n’est pas toujours intéressante. Si le service gratuit laisse trop à désirer, on n’a pas envi de rester puis payer un premium.

Mais passons tout ça. Car la véritable raison de l’efficacité des premiums, c’est une question de séduction du client. Pas la qualité des services, pas la quantité des services, purement du marketing. C’est le pouvoir de mettre de l’avant des possibilités énormes sans mentir, et crier tout haut que le site est gratuit. Une demi vérité, car les vrai possibilités demandent paiement. Mais si le client à juste besoin du service de base une fois, et que sa répond à ses besoins, il risque de mordre à l’hameçon et de revenir. Puis une fois qu’il se sent chez lui sur le site, il est là pour rester. Quand il aura besoin de mieux, il prendra un premium plutôt que de regarder plus loin, de trouver un site presque inconnu qui offrira tout ce qu’il veut pour rien ou moins cher, mais qui par manque de moyen, ne peut pas se mettre de l’avant.

C’est ça l’avenir, faire de l’argent pour faire du marketing. Pour que les sites qui n’en ont pas les moyens, car ils sont ceux qui offrent réellement les meilleurs affaires presque à leurs propres frais, restent à jamais dans l’ombre.

L’Ère du vide (Entrée 6)

•2 novembre 2010 • Un commentaire

Dans son livre, Gilles Lipovetsky est réconfortant par sa façon de dire les choses telles qu’elles sont, sans les juger. Qu’aurait-il écrit aujourd’hui prêt de 20 ans plus tard sur le même sujet? D’ailleurs il l’a peut être fait puisqu’il est encore en vie et continu d’écrire. Malheureusement, je n’ai pas le plaisir d’avoir d’autres livres de lui sous la main. Il faut lui donner raison dans son analyse de notre société qui a tout de même évolué un peu depuis le temps. Prenons un sujet que j’aborde souvent. L’apparition de l’internet aura encore plus poussé cette tendance pour la personnification de notre vie. Des milliards de pages toute plus séduisantes que les autres, toutes des morceaux pour se faire une vision à notre image par cette fenêtre tangible qui se trouve sous nos yeux; un peu à la façon des meubles IKEA.

On trouve sur internet tout ce que l’on veut pour nous plaire, il serait presque ridicule de chercher ailleurs pour nous satisfaire. On peut jeter ce gaspillage de papier énorme qu’est notre bottin, le numéro de votre ami est beaucoup plus rapide à trouver ici. Et encore, pourquoi passer pour le téléphone? Envoyons lui un courriel. Même les supermarchés trop énormes commencent à devenir dépassé. Sur internet, on peut trouver exactement ce que l’on souhaite au moindre détail prêt sans passer des heures dans les rayons où l’on risque parfois d’être agressé par des vendeurs qui veulent nous vendre des choses inutiles alors qu’on va simplement s’acheter les derniers vêtements à la mode. On aurait pu pourtant croire avec cette tendance à se servir soit même que l’évolution arriverait d’elle-même à faire disparaitre ces vendeurs, mais pourtant, certains on survécu.

Même l’amour peut être trouvé sur internet avec les sites de rencontres. Plus de risques de se faire dire non. On trouve exactement ce qu’on veut, et l’on est désiré par une personne qui aura trouvé en nous l’exacte individu qu’elle désire. Sortir et rencontrer des gens n’est plus nécessaire, et les aléatoires de la séduction disparaissent par le fait même. Il n’y a plus qu’un processus de séduction personnalisé et individualisé à l’image de notre société individualiste postmoderne.

Définitivement, il faut avouer que cet univers, peut être fruit du processus de séduction lui même tant les gens qu’on y retrouve sont cultivé et connaissent parfaitement leurs sujets, semble l’aboutissement normal d’une vision hédoniste qui nous permet de vivre pleinement sans avoir à quitter le confort de nos pantoufles.

Comparatif entre deux annonces (Entrée 5)

•26 octobre 2010 • Un commentaire

Je vous ramène deux commerciaux pour le même produit, mais l’un avec une femme et l’autre avec un homme. Je pensais que comparer les deux serait intéressant. J’ai trouvé ce que je cherchais dans deux publicités de McDonald au Japon. Soyez critique et à l’écoute de vos impressions sur chacune d’elle.

Les deux acteurs jouent le rôle de Ronald McDonald, la mascotte de la compagnie. On sait que la publicité montre une icône pour présenter les produits et escamoter d’une certaine façon l’image du produit par celui de l’icône. Ça nous ramène un peu au principe de déréalisation. Ce n’est pas un hamburger qui attire, c’est une jolie femme, etc…

Ce d’on on s’aperçoit après avoir vu les deux vidéos une après l’autre, c’est que la femme est plutôt mise de l’avant pour son corps. Pour donner une image sexy et désirable à McDonald. Alors que l’homme est plutôt mit en valeur par son attitude. Pour donner une attitude à McDonald. Je me doute un peu que cette attitude était considérée attirante pour les femmes par les créateurs de la publicité, mais je ne peux pas m’avancer plus loin sans me mouiller. Si on regarde les commentaires: «damn i hope he comes with the burger » et «god he is so hot i wish he came with the fries », etc, je pense que les chances que je me trompe sont faibles. Cela même si la moquerie est aussi très intense. Ainsi, on tenterait d’attirer le sexe opposé par une image attirante pour l’autre sexe, une formule bien connu mais appliquée ici pas seulement aux hommes, mais aussi aux femmes.

D’une certaine façon, à la formule: on peut vendre n’importe quoi avec le corps de la femme. Certain semblent penser que l’on peut rajouter: on peut vendre n’importe quoi avec l’attitude de l’homme. Par contre, vu la moquerie par les hommes (et peut être aussi par des femmes) que reçoit la publicité dirigée vers les dames, je me demande plusieurs choses. Est-ce que la publicité sexualisée utilisant la femme est plus acceptable dans notre société? Est-ce un signe d’inégalité sociale entre la femme et l’homme? Les femmes ont-elles envies de se moquer des femmes affichées dans les publicités? Le sexe fait vendre c’est certain, mais peut être que cette formule ne s’applique pas seulement à ce que nous connaissons et acceptons. Les questions posées par la comparaisons des deux vidéos plus hauts mérite réflexion et je ne possède pas les réponses.

…DAM (Entrée 4)

•11 octobre 2010 • Laisser un commentaire

Bon je me sens obliger de revenir sur une certaine entrée de Father of Jazz puisque personne ne l’a fait. (Ou j’aurais manqué quelque chose?)

La loi du marché est en effet très importante dans notre culture basée sur la consommation. Mais il faut bien se rendre compte que des tas des choses complètement inutiles sont produites sans même avoir de marché cible correct à la base. Il suffit de créé un besoin, même superficiel, pour ces produits. Puis sélectionner nos clients cibles par la publicité, et voilà, le tour est joué! En outre, mieux vaut viser un publique qui n’a aucune raison de consommer le produit avec le marketing, ceux qui ont une raison le feront de toute façon. Remarquons comment certains films lents sont présentés comme des films d’action dans les publicités, et pour les films d’actions on souligne surtout les moments marginaux qui pourraient supposer un peu de « profondeur ».

Les universitaires sont aussi un marché cible, pas forcément très lucratif, mais il est possible de les cibler tout de même si on a un produit adapté. Ici nous parlons généralement de films en cours et sur nos blogs, mais des films qui valent la peine d’être écoutés par des universitaires ne sont-ils pas présentés justement dans ce même cours? Bien sûr il est plus facile de critiquer la masse de mauvais films et de mauvaises publicités plutôt que de chercher à commenter une perle rare, ce qui crée une tendance sur les blogs.

Ensuite, je ne crois pas qu’il soit normal de « s’habituer à ne pas être satisfait » ou concerné par les médias. En effet, les médias sont nombreux et ceux distribués en masses sont peu satisfaisant pour des individus critiques. Par contre, si l’on est pas satisfait, il suffit d’aller chercher un média qui nous satisfait. Cela devient encore plus facile maintenant avec le développement de l’internet. Aussi, la majorité ne possède pas particulièrement l’argent et le pouvoir, se sont les entreprises qui possèdent tout sa. À partir du moment ou les gens visées par le marketing peuvent se permettre de payer, ils ont suffisamment d’argent. Je ne ferai qu’un commentaire sur cette histoire de « Majorité »; La masse est formée d’autres petites masses plus petites d’on nous sommes une partie. Je n’ai pas la prétention de voler loin au dessus des autres simplement parce que je suis capable d’être critique.

Alors non, je ne pense pas que nous devons nous faire à l’idée que quiconque ait « le gros bout du bâton », il suffit de rester critique quand ce qui nous intéresse est potentiellement biaisé, et ignorer ce qui ne présente pas d’intérêt pour nous-même.